Aaron Henry

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Initiative économie circulaire du Nord de l’Ontario: Affaires, technologie et innovation

26 janvier 2021 | Aaron Henry

Le 19 janvier 2021, des conférenciers du Canada comme de l’étranger se sont réunis pour discuter de l’économie circulaire et des possibilités qu’elle recèle pour le Nord de l’Ontario, aujourd’hui et pour l’avenir. L’économie circulaire désigne un système qui réduit les déchets en réutilisant des matériaux pour créer de nouveaux produits.

Aaron Henry, qui est le directeur principal des ressources naturelles et de la croissance durable à la Chambre de commerce du Canada, a évoqué l’exploitation des ressources naturelles dans le contexte d’une économie circulaire et du marché. Sa présentation a fait ressortir plusieurs considérations fondamentales :

  • Il faut tenir compte de plusieurs facteurs quand on parle d’économie circulaire : pénurie, prévention de la perte de biodiversité, changements structurels comme les politiques commerciales, le fait que d’autres territoires sont en quête de circularité et qu’il faut veiller à ce que le Canada ait lui aussi une part de ce marché.
  • Le Canada a la possibilité de tirer parti de la flambée des prix des matières premières, notamment des minerais, puisque l’électronique et d’autres technologies propres y ont recours.
  • De nombreuses solutions d’économie circulaire existent dans le secteur minier, comme l’oxydation bactérienne qui capture le cobalt dans les résidus riches en pyrite. Présentement, le cours du cobalt se situe à environ 23 000 dollars USD par tonne, et le fait de pouvoir appliquer cette technologie efficacement constitue donc un atout important.
  • D’autres exemples d’économie circulaire existent également dans le secteur de la foresterie, où les usines de pâtes et papiers capturent les restes de fibres de bois et les revendent à l’industrie de la brique, ou récupèrent les restes de fibres de cellulose pour créer un produit multi-usage utile à de nombreuses industries.
  • Il faut considérer plusieurs facteurs stratégiques : premièrement, il convient d’élargir la définition de « propre » de façon à inclure les technologies qui créent une plus grande circularité dans la réutilisation de produits et de matériaux pour que cela puisse donner droit aux mêmes financements et déductions fiscales actuellement proposés aux autres technologies propres dans d’autres secteurs. Deuxièmement, il faut étudier les cas dans lesquels les projets circulaires peuvent passer le test de l’additionnalité et réduire les émissions, et qu’il conviendra d’ajouter aux protocoles de compensation canadiens dès leur communication. Enfin, il faut envisager de concevoir plus de cadres permettant la récupération des produits provenant de nos ressources, pour veiller à ce que lesdits produits puissent être réutilisés. On pourrait même envisager, par exemple, la mise en place de subventions pour chaque tonne de matériaux récupérés.

 

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