Caitlin McAuliffe

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La chasse au papier : Formes plutôt que fonctions dans l'administration des Premières nations

3 mai 2021 | Caitlin McAuliffe

À l’heure actuelle, les Premières Nations sont tenues de rendre compte de plusieurs critères après avoir obtenu un financement, comme les subventions, les contributions et les garanties de prêts du gouvernement fédéral. Cela peut inclure soumettre des rapports financiers, faire le suivi des résultats de programmes ou satisfaire à des indicateurs spécifiques dans les lignes directrices ou les contrats de financement établis par le ministère ou l’organisme de financement concerné (Canada, 2018b). Ces rapports demandent du temps et des ressources.

Plus récemment, pour modifier les  structures et créer une nouvelle relation fondée sur la responsabilité mutuelle avec les peuples autochtones, le gouvernement a scindé l’AANC (Affaires autochtones et du Nord Canada) en deux entités : les Services aux Autochtones Canada (SAC) et le ministère des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC). Cependant, les exigences irréalistes concernant les rapports et le manque de communication et de soutien à la collecte de données et à l’autonomie gouvernementale des Premières Nations persistent (Nations Unies, 2018). 

Ainsi, nous examinons dans le présent  document la relation hiérarchique entre les Premières Nations et les bailleurs de fonds fédéraux. Tout d’abord, notre but est d’évaluer comment les bailleurs de fonds utilisent et exploitent les données demandées, en fournissant une analyse d’étude de cas sur la Première Nation de Nipissing. Nous décrivons les divergences et les défis auxquels la communauté est confrontée tout en examinant la responsabilité et la transparence des bailleurs de fonds. Nous montrons également comment la Première Nation de Nipissing peut se servir de ces données pour la planification interne  et la prise de décision. Ensuite, nous décrivons les meilleures pratiques en matière de gouvernance des données, d’ententes de partenariat ainsi que de modèles et d’outils de collecte de données, en explorant les questions théoriques, pratiques, politiques et juridiques auxquelles sont confrontées de nombreuses communautés autochtones. Nous concluons en présentant de brèves recommandations, tout en conseillant également de procéder à une analyse plus approfondie des exigences en matière de rapports et des accords de financement.

 

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